Remarques sur la Transat 2006.
Par Frédéric LAMOTTE.
Coupvray, le 28 Février 2007.
Que dire !
Nous voici rentrés en Métropole depuis la Transat 2006 et puis, toujours rien.
Trois contacts pour le moment entre les équipiers, pas de contact de la part des Glénans.
Pourtant, il y a matière à commentaires sur cette Transat. J'ai attendu quelques semaines histoire de prendre un peu de recul, pour écrire ces quelques lignes et y joindre des photos ou vidéos.
Pour ma part, j'ai fait la traversée complète depuis Concarneau, vers la Martinique.
La première partie, Concarneau vers les Canaries, sur Zouk, avec Caroline comme chef de bord.
La deuxième partie, les Canaries vers la Martinique, sur Zoulou, avec Philippe comme chef de bord.
Bien sûr le départ de Concarneau (le 30-10-06) a été précipité étant donné les prévisions météo défavorables pour le milieu de semaine. L'impératif était de passer le Golfe de Gascogne à temps.
Que dire de ce départ pour la Transat sans connaissance du bateau, de ses réactions, de la position et de l'utilisation des drisses. Juste le temps de faire l'avitaillement, le rangement, l'inventaire et la préparation des voiles.
Que dire ! Que faire ! Et bien partir.
Le 30 Octobre, à 6h du matin, le voilier Zouk larguait les amarres avec un équipage prêt et des tours de quarts organisés. Ces tours étaient comme suit : 2h équipier à la manœuvre, 2h barreur et 2h à la navigation.
Les 3 ou 4 premiers jours se sont passé sans trop de difficultés mais le manque de sommeil a commencé à se faire sentir ensuite. Au rythme de : 6h éveillé avec les décalages horaires du roulement des quarts, le décalage horaire du week-end du 28 Octobre et un second décalage mis en place pour naviguer en heure UTC, cela a commencé à être difficile pour moi.
Je me suis surpris à dormir à la table à cartes et même à piquer du nez à la barre. Dangereux non!
Que dire aussi sur la fatigue physique !
Nous avons fait beaucoup de changements de voile pendant cette première partie.
Et sur ce point il y a à dire.